Enquêtes et révélations
Tout d'abord avant de vous parler de cette émission, je voudrais vous annoncer l'ouverture d'un nouveau blog caroline qui débute son parcours PMA, Bienvenue parmi nous !
J'ai donc regardé l'émission "Enquêtes et révélations" passait hier soir sur TF1 (rediffusion samedi 14/02 à 03h35)
Le sujet : Enquêtes et révélations
Ventres à louer, ovules à vendre, trafic d'enfants : source link
L'industrie de la fertilité est en plein boom. De plus en plus de couples en mal d'enfant recourent à la fécondation in vitro ou au ventre d'une mère porteuse. Ils sont prêts à payer le prix fort pour un bébé. Pour quelques milliers d'euros et quel que soit leur âge, des couples traversent les frontières pour contourner la loi française. En ce qui concerne les bébés-éprouvettes, l'Espagne, précurseur en Europe, est devenue une destination privilégiée. Les cliniques offrent, moyennant finances, des donneuses d'ovocytes, jeunes et bien rémunérées. Aux Etats-Unis, chaque année, ils seraient 400 couples français à «faire leur marché» sur les catalogues d'agences proposant des mères porteuses. Une pratique interdite en France. D'autres couples, enfin, choisissent l'adoption.
Ce fut un reportage poignant d'émotions, même si j'ai trouvé que le sujet était peu développé et qu'on passait trop rapidement d'un sujet à un autre, il a bien démontré la difficulté qu'on avait à avoir des enfants, le manque affectif, la culpabilité, le "pourquoi ?" mais également que les couples infertiles devaient avoir des "moyens financiers conséquents" et c'est bien là, qu'il y a aussi une injustice ! les sommes déboursées pour essayer de donner la vie, ou pour améliorer celle d'enfants abandonnées sont conséquentes et tout le monde ne peut pas se le permettre, surtout qu'au bout du tunnel, la lumière peut ne jamais apparaître ! Alors oui, je suis d'accord, il y a une prise en charge à 100 % mais on oublie souvent qu'il y a des dépassements d'honoraires variant d'une région à l'autre, et que finalement, l'argent que les "valides" dépenseront pour leur enfant, nous les "invalides" devont pouvoir la débourser avant même sa venue avec le risque qu'il n'arrive jamais ! On dit que la vie d'un enfant n' a pas de prix, peut être pour se déculpabiliser, mais pour une personne qui ne peut pas financer ? que ce soit pour des traitements en espagne, pour l'adoption à l'étranger ? ... Non seulement ces personnes doivent faire le deuil d'un enfant qu'elles ne pourront jamais avoir, accuser les échecs c'est une chose, se dire qu'en plus, non seulement l'incapacité physique à procréer, elles ont une incapacité financiére de débourser des sommes que si elles avaient eu un enfant naturellement, elles auraient dépensées au fur et à mesure ! D'ailleurs on emploi bien dans le résumé "l'industrie de la fertilité" même si pour une certaine déontologie on refuse d'admettre que derrière il y a un business, parfois on a vraiment l'impression qu'on "achéte" un enfant, on travaille, on économise comme pour se payer une voiture, une maison, là c'est pour un enfant ! bien entendu, quand l'enfant arrive dans le foyer, on oublie bien vite ce passage, la joie de vivre qu'il procure, le vide qu'il comble, efface tout ! mais quand cet enfant n'arrive pas ? ... Je sais parfois à quel point on se diminue face à l'échec, qu'on a parfois du mal à se sentir une femme, qu'on se dit même pas capable de donner la vie alors qu'on a tant d'amour à donner ! quand on regarde autour de soi et qu'on fait le bilan, au départ on avait tout pour réussir par rapport à d'autres et au final, à un moment de notre vie, sans trop savoir pourquoi, on se fait doubler, on est arrêté sur le bord de la route et on n'avance plus, sans comprendre, que ce soit sur le plan professionnel, que sur le plan privé voir les deux ! tout s'écroule et même si extérireurement rien n'a changé aux yeux des autres, intérieurement, c'est le vide , l'échec , les interrogations , le doute. On porte un masque, celui du courage, celui qui fait qu'on peut sourire quand on n'a qu'une envie pleurer, parler de tout et de rien alors qu'au fond on ne pense qu'à une chose, faire comme si tout allait bien pour tromper nos "ennemis" mais parfois, on est bien alors comment peuvent-ils savoir ? ... nous sommes les seules à le savoir et on ne peut pas reprocher parfois qu'on ne nous écoute pas, ou qu'on ne nous comprenne pas, c'est tout simplement, parcequ'on ne parle pas, parcequ'on connait parfois les réponses ... alors il est préférable de se taire parceque cela ne nous aide pas, bien au contraire ! Je viens de terminer mon livre "danse avec moi", qui parlent des troubles psychologique de l'anorexie et de l'automutilation. Ces filles s'automutilent pour extérioser leur douleur intérieure (ce qui n'arrange au final rien, ce n'est que transitoire) quelques part, je me suis reconnue pour éviter de verser parfois des larmes et éviter le sujet, je me pince, j'essai de me procurer une douleur autre pour penser à autres choses et me resaisir, (ce n'est pas bien méchant comparé à l'automutilation, il faut l'avouer et j'en suis consciente) mais comment expliquer cette destruction intérieure ? je ne m'automutile pas pour extérioser mon mal être intérieur, parceque je m'"automutile" de l'intérieur, passer dans le rayon puériculture (surtout en ce moment période de solde sur les poussettes, les chambres d'enfants, etc ...) je suis là et je regarde les vêtements, je regarde les poussettes, je compare, et je m'imagine que peut être ... un jour je ressemblerais à cette femme qui porte cet enfant, à ses méres qui choississent le matériel adéquat, mais dans mon fort intérieur, j'ai le sentiment que je resterais au bord de cette route et que ma vie va ainsi se passer en regardant la vie des autres défiler, et à toujours devoir justifier le fait que je n'ai pas d'enfants ! parcequ'on pense que ce n'est qu'une période à passer, qu'avec l'âge forcément les copines font arrêtés d'être enceinte, mais il y a aura toujours une collégue, une voisine ... et ensuite viendra la période des grand méres ... un cercle vicieux. Alors peut être qu'avec le temps, je n'y prêterais plus l'importance que je lui porte aujourd'hui, peut être même que je finirais par assumer complétement que mon corps a refusé de grandir et qu'il n'a jamais donner la vie, que j'assumerais cette vie et que je la dévorerais par de multiples activités, mais au fond est ce que ce ne sera pas juste une fois de plus un masque ?? il y a une chose intéressante qui me revient, lorsque j'étais au lycée, une prof nous a demandé ce qu'on aimait comme objet et à l'époque (d'ailleurs je l'ai toujours) j'avais des masques en porcelaine ... elle m'a alors demandé si tous les matins, je mettais un masque ? c'était imaginé bien entendu ! est ce que finalement, je n'étais pas destinée à porter un masque toute ma vie ?
Je me suis un peu égarée dans mes pensées, pour les personnes n'ayant pas vu le reportage, il sera rediffusé le samedi 14/02 à 3h35
Ce fut un reportage poignant d'émotions, même si j'ai trouvé que le sujet était peu développé et qu'on passait trop rapidement d'un sujet à un autre, il a bien démontré la difficulté qu'on avait à avoir des enfants, le manque affectif, la culpabilité, le "pourquoi ?" mais également que les couples infertiles devaient avoir des "moyens financiers conséquents" et c'est bien là, qu'il y a aussi une injustice ! les sommes déboursées pour essayer de donner la vie, ou pour améliorer celle d'enfants abandonnées sont conséquentes et tout le monde ne peut pas se le permettre, surtout qu'au bout du tunnel, la lumière peut ne jamais apparaître ! Alors oui, je suis d'accord, il y a une prise en charge à 100 % mais on oublie souvent qu'il y a des dépassements d'honoraires variant d'une région à l'autre, et que finalement, l'argent que les "valides" dépenseront pour leur enfant, nous les "invalides" devont pouvoir la débourser avant même sa venue avec le risque qu'il n'arrive jamais ! On dit que la vie d'un enfant n' a pas de prix, peut être pour se déculpabiliser, mais pour une personne qui ne peut pas financer ? que ce soit pour des traitements en espagne, pour l'adoption à l'étranger ? ... Non seulement ces personnes doivent faire le deuil d'un enfant qu'elles ne pourront jamais avoir, accuser les échecs c'est une chose, se dire qu'en plus, non seulement l'incapacité physique à procréer, elles ont une incapacité financiére de débourser des sommes que si elles avaient eu un enfant naturellement, elles auraient dépensées au fur et à mesure ! D'ailleurs on emploi bien dans le résumé "l'industrie de la fertilité" même si pour une certaine déontologie on refuse d'admettre que derrière il y a un business, parfois on a vraiment l'impression qu'on "achéte" un enfant, on travaille, on économise comme pour se payer une voiture, une maison, là c'est pour un enfant ! bien entendu, quand l'enfant arrive dans le foyer, on oublie bien vite ce passage, la joie de vivre qu'il procure, le vide qu'il comble, efface tout ! mais quand cet enfant n'arrive pas ? ... Je sais parfois à quel point on se diminue face à l'échec, qu'on a parfois du mal à se sentir une femme, qu'on se dit même pas capable de donner la vie alors qu'on a tant d'amour à donner ! quand on regarde autour de soi et qu'on fait le bilan, au départ on avait tout pour réussir par rapport à d'autres et au final, à un moment de notre vie, sans trop savoir pourquoi, on se fait doubler, on est arrêté sur le bord de la route et on n'avance plus, sans comprendre, que ce soit sur le plan professionnel, que sur le plan privé voir les deux ! tout s'écroule et même si extérireurement rien n'a changé aux yeux des autres, intérieurement, c'est le vide , l'échec , les interrogations , le doute. On porte un masque, celui du courage, celui qui fait qu'on peut sourire quand on n'a qu'une envie pleurer, parler de tout et de rien alors qu'au fond on ne pense qu'à une chose, faire comme si tout allait bien pour tromper nos "ennemis" mais parfois, on est bien alors comment peuvent-ils savoir ? ... nous sommes les seules à le savoir et on ne peut pas reprocher parfois qu'on ne nous écoute pas, ou qu'on ne nous comprenne pas, c'est tout simplement, parcequ'on ne parle pas, parcequ'on connait parfois les réponses ... alors il est préférable de se taire parceque cela ne nous aide pas, bien au contraire ! Je viens de terminer mon livre "danse avec moi", qui parlent des troubles psychologique de l'anorexie et de l'automutilation. Ces filles s'automutilent pour extérioser leur douleur intérieure (ce qui n'arrange au final rien, ce n'est que transitoire) quelques part, je me suis reconnue pour éviter de verser parfois des larmes et éviter le sujet, je me pince, j'essai de me procurer une douleur autre pour penser à autres choses et me resaisir, (ce n'est pas bien méchant comparé à l'automutilation, il faut l'avouer et j'en suis consciente) mais comment expliquer cette destruction intérieure ? je ne m'automutile pas pour extérioser mon mal être intérieur, parceque je m'"automutile" de l'intérieur, passer dans le rayon puériculture (surtout en ce moment période de solde sur les poussettes, les chambres d'enfants, etc ...) je suis là et je regarde les vêtements, je regarde les poussettes, je compare, et je m'imagine que peut être ... un jour je ressemblerais à cette femme qui porte cet enfant, à ses méres qui choississent le matériel adéquat, mais dans mon fort intérieur, j'ai le sentiment que je resterais au bord de cette route et que ma vie va ainsi se passer en regardant la vie des autres défiler, et à toujours devoir justifier le fait que je n'ai pas d'enfants ! parcequ'on pense que ce n'est qu'une période à passer, qu'avec l'âge forcément les copines font arrêtés d'être enceinte, mais il y a aura toujours une collégue, une voisine ... et ensuite viendra la période des grand méres ... un cercle vicieux. Alors peut être qu'avec le temps, je n'y prêterais plus l'importance que je lui porte aujourd'hui, peut être même que je finirais par assumer complétement que mon corps a refusé de grandir et qu'il n'a jamais donner la vie, que j'assumerais cette vie et que je la dévorerais par de multiples activités, mais au fond est ce que ce ne sera pas juste une fois de plus un masque ?? il y a une chose intéressante qui me revient, lorsque j'étais au lycée, une prof nous a demandé ce qu'on aimait comme objet et à l'époque (d'ailleurs je l'ai toujours) j'avais des masques en porcelaine ... elle m'a alors demandé si tous les matins, je mettais un masque ? c'était imaginé bien entendu ! est ce que finalement, je n'étais pas destinée à porter un masque toute ma vie ?
Je me suis un peu égarée dans mes pensées, pour les personnes n'ayant pas vu le reportage, il sera rediffusé le samedi 14/02 à 3h35
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