Un bébé mais à quel prix ?

Publié le par Aline

Nous sommes à fond dans nos traitements, dans notre projet Bébé, mais si on regarde (chose qui ne faut pas faire) la notice des produits qu'on nous donnent, c'est pas joli joli !! on fait confiance à nos gygys avons-nous raison ? je reprends un sujet traité dans le blog de Ticitron link mais je trouve important de rappeler que le mot "combat" pour donner la vie est un réel combat, un parcours du combattant semé d'embuches, une lutte pour donner la vie au détriment peut être de la notre ! Mais comme un soldat nous nous sommes engagés dans cette lutte, prévoyez le pire, le meilleur arrivera ... et prévoyez le meilleur car le pire peut arriver !

LES RISQUES pour la mère, l'enfant, le couple et la société.
 
Risques pour la mère 

Outre la possibilité que donne l’hyperstimulation ovarienne de provoquer une grossesse multiple, elle peut engendrer des déséquilibres pouvant se traduire par la formation de kystes ovariens, une diminution importante du volume du sang ou une augmentation du volume des ovaires parfois associée à un épanchement séreux.
Le risque cancérigène sur les ovaires, bien que non démontré, n’est pas écarté et impose également un suivi à long terme des femmes traitées.

L'association FIVNAT dresse un tableau des risques et complications que peuvent engendrer les techniques d'assistance médicale à la procréation prenant en compte :
- les complications du traitement de stimulation (hyperstimulation, allergie, risques thromboemboliques)
- les complications de la ponction (hémorragie, allergie, risque anesthésique, risque infectieux)
- les complications après le transfert (hyperstimulation, torsions, risques thromboemboliques)
- grossesse multiple
- le risque malformatif pour l'enfant
- le risque à long terme pour la mère (risque carcinologique)

 
Risques pour l’enfant 

Les anomalies du fœtus après AMP seraient deux fois plus fréquentes que naturellement.

Ainsi, il existe un nombre plus important d’enfants de faible poids issus d’une procréation médicalement assistée; ceci peut être inquiétant à long terme puisque l’on a montré qu’il existait une corrélation avec un risque plus important de maladies cardiovasculaires à l’âge adulte.

De plus, l’AMP augmenterait le nombre d'enfants présentant des anomalies congénitales (les malformations prédominantes affecteraient les appareils musculo-squelettique, uro-génital et cardio-vasculaire).

Enfin, les grossesses multiples engendrées par l'AMP entraînent des risques de naissances prématurées.

cf. revues de presse 16/08/04 Fécondation in vitro et la fréquence de syndromes rares
  29/12/03 FIV et ICSI : des techniques non dépourvues de risques
  16/09/03 AMP : manque de données de suivi des enfants
  12/09/03 Les faces cachées de la FIV
  24/02/03 Les dangers de l'ICSI
  16/01/03 Risques d'anomalies génétiques pour les enfants issus d'AMP
  08/03/02 PMA: une étude chiffrée sur le risque de malformation
cf. Lette Genethique juin 2003 Les dangers de l'assistance médicale à la procréation
 
Risques pour le couple

L’épreuve de l’infertilité met en danger le couple, et l’AMP accentue encore le risque.

La femme supporte la presque totalité des traitements nécessaires, qu'elle soit fertile ou non, pouvant faire grandir un sentiment d’injustice. Les traitements hormonaux influent grandement sur le caractère, rendant la femme encore plus imprévisible pour son conjoint, ce qui peut accroître l’incompréhension entre époux.

Les rapports sexuels deviennent difficiles, sont imposés à date et heure fixes, ou au contraire interdits, par le gynécologue. Ils deviennent le lieu de l’échec du couple, au lieu d’être un facteur de communion. Il n’est pas rare que la femme, ou l'homme, finisse par les refuser, les considérant comme « inutiles ».

Les effets « yo-yo » générés par l’espoir donné par les inséminations ou les transferts, suivi de l’annonce de l’absence de grossesse, finissent par donner un sentiment d’insécurité.

Pour suivre les traitements, la femme est souvent obligée d’arrêter de travailler, ou de travailler à temps partiel.

Toutes ces perturbations affectent grandement la vie du couple et la mettent en danger. La tentation est alors grande de trouver ailleurs une femme plus agréable à vivre, ou un homme plus fécond.

 
Risques pour la société

La banalisation des gamètes, désacralisées, ramenées au rang de simples cellules utilitaires, interchangeables, crée un risque pour la société elle-même.

En effet, considérer l’ovule, le sperme, au même niveau qu’un morceau de peau ou un rein, est une erreur fondamentale qui implique des choix de société.

Non seulement les gamètes sont porteuses de vie, mais elles sont porteuses du patrimoine génétique de la personne. Patrimoine qui doit se transmettre de génération en génération.

Considérer les gamètes comme une autre partie du corps, c’est remettre en cause la notion même de paternité, de maternité. Aujourd’hui, avec le don d’ovule, et la maternité de substitution, une femme peut accoucher d’un enfant qui n’est pas le sien. S’il vient à le savoir, que dira cet enfant, devenu adolescent à sa mère qui n’est pas génétiquement la sienne. Comment pourra-t-il retrouver sa mère génétique ? Il suffit de voir la polémique générée par l’accouchement sous X pour imaginer les problèmes qui susciteront les dons d’ovules et de sperme…

Les notions de couple, de parents, volent en éclats. Que penser de jumeaux, de triplés, nés à plusieurs années d’intervalle ? Conçus le même jour en éprouvette, mais certains, congelés, naîtront plusieurs années après. Le syndrome du survivant est bien connu des psychiatres, lors d’une fausse couche d’un des jumeaux. Mais alors que vont devenir tous les survivants des « réductions embryonnaires » qui auront vécu la mort de leur frères et sœurs dans le ventre de leur mère ? Accepter cela c’est détruire la notion traditionnelle du mariage et du couple qui veut que l’on engendre ses propres enfants et qu’on les élève jusqu’au moment où ils sont capables d’engendrer à leur tour.  

C’est semer la confusion dans la famille et les générations suivantes, c’est relativiser, faire perdre les repères traditionnels de père et de mère.

 
Danger pour le genre humain

La possibilité pour les médecins de procréer un embryon hors du ventre de la femme, avant de l’implanter dans l’utérus, ouvre des perspectives vertigineuses.

Aujourd’hui, en France, les interventions sur l’embryon sont « limitées » à la sélection des embryons les plus performants, indemnes de maladies génétiques considérées comme grave par le corps médical et la société. Mais qui empêchera certains médecins, dont la seule éthique est le progrès de la médecine, d’agir sur l’embryon pour le rendre plus performant, plus conforme aux rêves de ses parents : un gène de guépard pour qu’il devienne champion olympique de course à pied, un gène d’orang-outang, pour qu’il devienne l’homme le plus fort du monde, un gène de chouette pour qu’il devienne nyctalope etc. La liste peut être longue de l’homme génétiquement modifié.

Même sans évoquer ces mutants du futur, pensons déjà aux conséquences à long terme du choix du sexe. Appliqué en Inde, grâce au diagnostic prénatal, il provoque un bouleversement démographique dans ce pays (cf. revue de presse du 10/01/06), qui aura des conséquences dans toute l’Asie, et sans doute aussi l’Europe.

Les diagnostics prénataux poussés à outrance nous ouvrent les portes de l’eugénisme.

C’est l’AMP qui permet le clonage et la recherche scientifique utilisant les embryons comme matière première. Nous ne mesurons pas encore le danger de ces techniques de manipulation de la vie embryonnaire. Déjà le nombre de prématurés et d’enfants multiples a considérablement augmenté, pas au point de fragiliser l’équilibre de notre société,  mais accroissant le déficit de la sécurité sociale et le travail des maternités.

Jusqu’au irons-nous dans la manipulation du genre humain ? Avec l’embryon aux mains des scientifiques, dont tous n’ont pas une éthique de la vie humaine, on peut s’attendre au pire


 source http://www.genethique.org/doss_theme/dossiers/amp/risques.htm

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Publié dans FIV ICSI

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F
Il y a des fois, mieux vaudrait ne pas savoir lire ...<br /> Malgré tout, la pma fait des miracles, donc on est tous prêt à fermer les yeux
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F
Roh ben dis donc !!!! Je ne savais pas du tout On a quand même l'impression que ces extraits d'articles ont été fait par des groupes anti-fiv tellement ça fait peur ce qu'ils disent !
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C
Et en plus on ne connais pas encore très bien les conséquences des injections d'hormones sur le corps quant nous aurons le cinquantaine ... <br /> Je crois effectivement qu'on est maso ... mais le désir d'enfant est tellement là ...<br /> CC la patate
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A
<br /> <br /> espérons qu'il n'y aura pas de grandes conséquences quand même, ce serait dommage que notre petit bout se retrouve sans maman, ce serait injuste pour lui qui finalement n'a pas demandé à venir au<br /> monde et à souffrir en plus de l'absence de sa mére qui l'aura tant désirée !! RESTONS POSITIVES !! en revanche, je m'aperçois qu'on parle souvent de la premiére petite fille née par FIV mais pas<br /> de sa mére ??!! <br /> <br /> <br /> <br />
C
Oh oui tous ça à la fois et ont continu quant même ....<br /> Je pense a toi pour te tel ... je ne t'oublie pas !!!<br /> Gros bisous !<br /> CC
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A
<br /> On est maso ou rêveuse ? parceque lorsqu'on lit tous les risques aussi pour le bébé y'a de quoi avoir peur ! d'ailleurs, je me disais que c'était peut être pas anodin si en plus de devoir vivre les<br /> échecs de pma, certaines d'entre nous, vivez le deuil périnatal ?? comme si on ne souffrait déjà pas assez, c'est pas juste !!<br /> <br /> <br />